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 MUSIC and RUBBISH : Long Player Late Blogger

Ici des chroniques écrites par Lester (Serge) et Bangs (Jess). Présentations faites, passons au contenu : ce blog est destiné à faire partager des disques, récents comme oubliés, (connus par 3,52% de la population mondiale et par toi!). Parlons enfin Rock'n'roll, sans répit ni compromis. Sortez vinyles et tee shirt de fans, trainez en calbute, buvez bières & coca: Starting Over!

At Home With Screamin' Jay Hawkins - 1958

Publié le 2 Juillet 2012 par Lester&Bangs in Disques

Ais / Hoo Doo Record 1958

 Rumble Records Mars 2011 (Réédition)

 

     01 - Orange Colored Sky

02 - Hong Kong
03 – Temptation
04 - I Love Paris
05 - I Put A Spell On You
06 - Swing Low, Sweet Chariot
07 - Yellow Coat
08 - Ol' Man River
09 - If You Are But A Dream
10 - Give Me My Boots And Saddle
11 - Deep Purple
12 - You Made Me Love

 

DEEZER

 

 

Pour parler de ce At Home With de 1958, réédité en 2011, il convient de dépasser les anecdotes, entre autre  sur "I Put A Spell On You", par ailleurs largement développées dans la biographie, et aller à l'essentiel en prenant les choses à rebrousse-poil, pour montrer de façon significative l'impact et la puissance de Screamin'Jay Hawkins, et jusqu'où cet impact et cette puissance peuvent se nicher !

Dès 1983, par exemple, le titre "Deep In Love" contient, en quatre minutes, toute l'oeuvre de Gotan Project, et ce 20 ans avant. 

En 1983 toujours, Gainsbourg parle de Screamin'Jay Hawkins comme d'un géant incompris depuis 25 ans...en expliquant pourquoi, avec les mots qui sont les siens.

SERGE GAINSBOURG PARLE DE SCREAMIN'JAY HAWKINS...ICI

On comprend très vite que rien n'est donc le fruit du hasard.

Méprisé par ses pairs et par le grand public, dénié pour  ses attractions scéniques de fête foraine entouré d'un cercueil, d'un crâne et autres fariboles, adepte des dérapages incontrolés, éructant plus souvent qu'à son tour, le type est passablement dérangé, mais ne changera cependant jamais d'un iota.

Les ayants droit de Cole Porter, à titre d'anecdote,  iront jusqu'à crier au sacrilège l'accusant quasiment de sévices pour sa version de "I Love Paris", mais maltraiter des standards c'est son dada, sa marque de fabrique.   

En fait, toute la musique américaine  est là, dans ce premier album, mais celle qu'on aime, délurée, dévergondée, excentrique, loufoque, aux influences multiples, faisant fi des préjugés, sans dogme ni calibrage, passant les références au mixeur, une musique qui suinte et diffuse, une  musique dont beaucoup s'empareront, et non des moindres, avec une réussite certaine, et là,  soudain, tout prend  sens.



 

 

 

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