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 MUSIC and RUBBISH : Long Player Late Blogger

Ici des chroniques écrites par Lester (Serge) et Bangs (Jess). Présentations faites, passons au contenu : ce blog est destiné à faire partager des disques, récents comme oubliés, (connus par 3,52% de la population mondiale et par toi!). Parlons enfin Rock'n'roll, sans répit ni compromis. Sortez vinyles et tee shirt de fans, trainez en calbute, buvez bières & coca: Starting Over!

BOB DYLAN - JOHN WESLEY HARDING ( 1967 )

Publié le 2 Septembre 2013 par Lester&Bangs in Disques

 

Bob-Dyaln-john-wesley-harding

Recorded: Oct/Nov 1967- released: Dec 27, 1967

 

  1. John Wesley Harding
  2. As I Went Out One Morning
  3. I Dreamed I Saw St Augustine
  4. All Along the Watchtower…
  5. The Ballad of Frankie Lee and Judas Priest
  6. Drifter’s Escape
  7. Dear Landlord
  8. I Am A Lonesome Hobo
  9. I Pity the Poor Immigrant
  10. The Wicked Messenger
  11. Down Along the Cove
  12. I’ll Be Your Baby Tonight

Quand on me parle de Dylan je reste souriant pour masquer mon désespoir et je me sens plus encombré qu'un retour de week-end sur le périph. Je dis bien encombré, pas gêné ni penaud ou autre chose, juste encombré par les superlatifs et l'aura qui gravitent autour du personnage, et dont la prononciation seule du nom évoque une arme de soumission massive cause de cet embarras.

S'il est un domaine ou l'extrémisme et le jusqu'au-boutisme ne font de mal à personne c'est bien celui de la musique. Alors voilà, Dylan ne me fait pas d'effet, ou si peu, à part Lay Lady Lay et ses quatre accords tout aussi facile à gratouiller que ce Smoke On The Water plaisir  béni des débutants.

Plaisir, le mot est lâché. 

On le ressent ou pas, le plaisir, c'est de l'ordre du viscéral. Il ne se décrète pas non plus. Alors quoi, à qui la faute ?

Hendrix castre ses guitares sur scène par amour, comme une offrande au public.

John Fogerty déclare que Creedence Clearwater Revival s'acharne  "seulement à donner du plaisir".

Marc Bolan à 21 ans dit que sa seule ambition c'est "essayer chaque année de devenir un peu plus intelligent et rendre heureux les gens…"

Pour Larry Taylor (Canned Heat) c'est encore pire, la musique se perçoit comme "du sang dans les veines"….

Mais Dylan en veut - il de ce plaisir là ?

Poser un vinyle sur la platine et tomber sur le cul, c'est ce que j' espère à chaque fois, comme un gosse court avec son nouveau 45t acheté au Prisunic pour l'écouter au plus vite sur son Teppaz.

Quand Zappa dit de lui qu'il est une légende, vrai ou pas, il ne parle pas de plaisir. Il nous dit peut-être que la créativité est un acte de rébellion et que sinon c'est une enfilade de vieux clichés...

Et pourtant, contre toute attente et totalement à contre courant à sa sortie, c'est avec ces vieux clichés justement que Dylan et son John Wesley Harding m'a fait ressentir ces grésillements de plaisir qui échappent à toute logique,Teppaz et Hi-Fi confondus.

Aujourd'hui encore l'effet est intact.

 

 

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