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 MUSIC and RUBBISH : Long Player Late Blogger

Ici des chroniques écrites par Lester (Serge) et Bangs (Jess). Présentations faites, passons au contenu : ce blog est destiné à faire partager des disques, récents comme oubliés, (connus par 3,52% de la population mondiale et par toi!). Parlons enfin Rock'n'roll, sans répit ni compromis. Sortez vinyles et tee shirt de fans, trainez en calbute, buvez bières & coca: Starting Over!

RODRIGUEZ - ZENITH PARIS - 4 Juin 2013

Publié le 8 Juin 2013 par Lester&Bangs in News

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L'histoire de Sixto Rodriguez, n'est pas un cadeau, même contée avec pudeur dans un documentaire touchant et limpide, où le héros, s'il est dévoilé après une si longue traque, ne s'expose pas ou si peu.

Rodriguez n'a pu s'extraire, comme d'autres l'on fait, de la fourmilière chevelue et bariolée estampillée peace and love  entre guerre du Vietnam guerre froide et festivals Pop. Il  n'a pas eu  l'ombre même d'un strapontin. 

Sortis ou enregistrés presque un an avant le Tapestry de Carole King et pendant une période ou  Dylan vacillait sévèrement, Cold Fact et Coming From Reality, tout aussi exceptionnels, sinon meilleurs, n'ont pu s'imposer (!). La faute à qui ?

Jetons un voile pudique sur ce qui relève du n'importe quoi, parce que la vie c'est n'importe quoi.

Cold Fact et Coming From Reality, réédités en 2008, marquent le début des tribulations d'un "malchanceux" qui a cartonné.

La bascule du destin et un coup de pouce plus loin, Rodriguez remplit des Zénith en France et fait salle comble partout ailleurs dans le monde.

Sans surprise, on se retrouve en face de la même silhouette de noir vêtue , celle qui déambule d'un pas hésitant sur un chemin neigeux dans Searching For Sugar Man.

Pas de décalage. 

Révoltes légitimes, précarité sociale encore et toujours d'actualité, et poison de la nostalgie absent (puisqu'il accède seulement au stade de la reconnaissance internationale), font qu' on ne va pas voir Rodriguez pour la performance mais pour ce petit côté shaman ou l'idée qu'on s'en fait.

C'est du domaine de l'esprit., à l'affût d' un  fil conducteur, un fragment d'éternité,  un truc après la mort, allez savoir ! 

Aller voir Rodriguez pour  entendre le bruit des étoiles.

 

La réalité est indifférente à la célébration du destin et Sixto Rodriguez nous a offert une porte de sortie, une délivrance, et a prix son ticket de manège.

 

Déchirée, dérisoire , atomisée  la canonisation, reportée à une date ultèrieure.

Exit le spirituel, place au spiritueux, sous la forme d'un gobelet cartonné de couleur grisâtre taille medium, cailloux dans la godasse,  anodin mais tragique.

Bref, Sixto était bourré, remettant rock et défonce à l'honneur, renvoyant Keith Richard à sa chorale appliquée.

Dynamité le concert, comme celui de la veille et celui du lendemain,

On se plaint tout le temps du calibré, de la posture, du formaté, alors en voilà du foutraque, du bâclé, du bordélique surréaliste. Et tu sais quoi ?.... T'en fais c'que t'en veux, c 'est le principe du jeu. Comme le scandera avec fougue  Neil Young à Bercy deux jours plus tard : "Rock and Roll can never die"

 

 

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